Album | Parution septembre 2025 | 21,6 cm x 28 cm • 32 pages | Papier : 978-2-89843-186-9 • 23,00 $ | PDF : 978-2-89843-187-6 • EPUB: 978-2-89843-188-3 • 16,99 $
Écrit par Muriel Comeau
Illustré par Sylvain Cabot
Collection Tourne-Pierre
À partir de 5 ans
Un jeune garçon a perdu son père. Comment continuer le quotidien familial malgré cette absence insupportable ? « Ça va s’estomper » lui disent les adultes. Sans craindre de nommer les nombreuses larmes qui assaillent toute la famille, l’autrice met en scène le passage du temps qui aidera peu à peu notre héros à traverser ce deuil. Porter sa casquette rose, manger ses crêpes du dimanche chez les grands-parents, le dessiner en classe, sur les murs de sa chambre. Jouer au football avec ses oncles, partir en vacances, tomber amoureux et recommencer à sourire tranquillement à la vie. Un album tout en douceur, porté par les dessins d’une grande sensibilité de Sylvain Cabot.
Fiche pédagogique – les 3 cycles du primaire
Mots-clés
deuil,
émotions,
famille.
Prix littérairesSélection Communication-Jeunesse, hiver 2026
Il y a de nombreuse façons d’aborder le deuil, entre autres le choc, la résilience, les regrets et les souvenirs qui nous restent. L’approche de «Sa casquette rose» pourrait se résumer par l’adage populaire «il faut laisser le temps au temps». Au fil des pages, le lecteur voit passer une année entière avec ses remontées de chagrin et le sentiment d’absence, mais aussi avec les anecdotes scolaires, les soupers en famille et les sorties. On assiste à la marche lente du temps, à la vie qui continue, avec un regard attentif porté sur la peine qui s’allège lentement, sans jamais disparaître. Le tout s’achève sur un ton doux, sans être trop léger.
S’il ne s’agit pas du premier album à présenter à un enfant en cas de deuil, «Sa casquette rose» trouvera sa pertinence une fois le premier choc passé. Lorsque l’inévitable perte sera assimilée, il conviendra d’enseigner à l’enfant que le temps est, effectivement, une panacée. Cet album sera alors un bon choix pour entreprendre le dialogue.
Sébastien Chartrand, Lurelu, Hiver 2026, Vol.48, no 3
Un album magnifique sur les difficultés du deuil et sur l’importance d’être bien entouré durant cette dure épreuve. C’est doux, intelligent et absolument touchant. D’ailleurs il n’est pas impossible que j’aie laissé échapper une petite larme lors de ma lecture.
Gabrielle Lareau, Communication-Jeunesse
J’ai hésité avant de prendre la décision de partager cet album parce que j’avoue que le sujet me rendait inconfortable. Avouez qu’on ne sait pas trop comment agir avec une personne qui a perdu un parent, encore plus lorsqu’il s’agit d’un enfant. Mais justement, grâce à cet album, on peut aborder le sujet avec douceur et sensibilité mais aussi avec réalisme. J’ai tout aimé de ma lecture.
Comme mère, j’avoue que cette histoire m’a énormément touchée parce que je me suis imaginée dans le rôle de cette mère qui perd son allié, qui doit porter la peine de toute la famille et se montrer forte à la fois.
C’est l’enfant lui-même qui tient le rôle du narrateur dans cette histoire. Il nous raconte son quotidien sans son père, mais aussi sa peine et ses souvenirs.
Les mots qui me sont restés de cette histoire c’est « Ça va s’estomper. » qui étaient répétés tout au long de l’histoire. Je les ai trouvés dur en début d’album, comme si on pouvait arrêter de souffrir de la mort de son père. Mais lentement, on voit le garçon retrouver des petits instants de bonheur ici et là. J’aime qu’on démontre que la peine est toujours présente sans que ce soit constant: il existe des journées où elle prend toute la place alors que d’autres, elle est en arrière-plan.
J’aurais tant à dire encore sur cet album, mais je vous laisse découvrir le reste. Je vous assure qu’il vaut la peine d’être lu et qu’il y a beaucoup à dire encore sur la richesse de son histoire.
lvcoeur
Magnifique album jeunesse explorant le processus du deuil d’un proche par un enfant. Dans ce livre parfaitement adapté au groupe d’âge, les dessins reflètent la douceur comme la vulnérabilité de l’enfant à travers les activités de tous les jours, mais en l’absence d’un parent. Comme pour sa mère et sa petite sœur, notre héros apprend un quotidien tout à fait différent sans son papa. Cependant, la vie continue. Malgré la tristesse et l’absence, l’enfant est bien entouré et bientôt de nouvelles expériences s’offrent à lui.
J’ai adoré le sujet qui se concentre sur l’expression du chagrin du petit, sur la communauté qui le soutient et sur le passage du temps. Les images sont douces et le texte très beau, assez poétique, et on y cerne bien la peine comme l’empathie de ses proches.
Un message d’amour et d’espoir à découvrir !
mes_voyages_litteraires